Presque inconnue avant la COVID, l’anosmie (perte de l’odorat) est aujourd’hui un mot connu de tous. Elle a même sa journée mondiale, aujourd’hui le 27 février.
Cette pathologie ne doit pas être prise à la légère. L’odorat est souvent le parent pauvre de nos 5 sens, mais il joue un rôle essentiel dans notre quotidien. Pourtant, contrairement à l’ouïe ou à la vue, l’odorat, lui, présente la qualité unique d’être l’expression directe d’une partie du cerveau exposée à l’environnement extérieur.
Bénigne et presque toujours réversible ( sauf cas de traumatisme avec rupture du nerf olfactif) l’anosmie n’est pas toujours traitée. Cependant, en cas de perte d’odorat, il faut s’inquiéter immédiatement, car elle peut considérablement altérer la qualité de vie.
Selon une étude de l’INSERM, La COVID provoquerait une inflammation des neurones olfactifs, qui les rendraient inaccessibles aux molécules odorantes et les endommageraient voire même les détruiraient à plus long terme. Ce fonctionnement expliquerait pourquoi l’anosmie peut être parfois bien plus longue que les autres symptômes de la covid, plusieurs semaines voire plusieurs mois.
Pour retrouver toutes ses fonctions, l’organisme doit alors remplacer les neurones olfactifs dégradés au cours de l’infection par des nouveaux, générés à partir d’un stock de cellules souches. En général, l’odorat revient tout seul après une à deux semaines.
Mais, pour certaines personnes, en post COVID, la perte de l’odorat et, par conséquent, du goût peut durer très longtemps, 12 à 18 mois. Pour d’autres personnes, lorsque les odeurs reviennent, elles se mélangent. C’est ce que l’on appelle la parosmie. Par exemple, elles vont sentir l’odeur de pomme à la place de l’orange.
Le système olfactif et le cerveau émotionnel ont des bases anatomiques communes, ce qui explique ce lien entre odeurs et émotions ainsi que les conséquences psychologiques de l’anosmie. Au niveau du cerveau lymbique, L’amygdale traite l’émotion, agréable ou désagréable, déclenchée par l’odeur. L’hippocampe joue un rôle essentiel dans le processus de la mémoire. Voilà pourquoi les odeurs sont reliées à nos souvenirs.
Deux approches thérapeutiques sont connues pour récupérer l’odorat.
Pour Réapprendre la voie du sentir, il existe une rééducation, une gymnastique régulière, quotidienne et répétitive.
La rééducation olfactive est longue et les huiles essentielles sont la clé de cette rééducation. Elles vont par leurs molécules aromatiques stimuler le système nerveux et activer les récepteurs olfactifs.
Par leurs odeurs, souvent assez fortes, nous allons prendre le temps d’associer les informations que l’on perçoit, les sensations, pour rééduquer le système olfactif et réapprendre progressivement à sentir. Dans un premier temps, il ne s’agit pas de reconnaître l’odeur mais les sensations.
Le processus est long, plusieurs semaines ( au moins 12 ) et est assez difficile à suivre seul, c’est pourquoi:
Cet accompagnement pourra bien sûr être prolongé, si vous en ressentez le besoin.
Cet accompagnement peut se faire en présentiel au cabinet mais également en ligne via Google meet ( les kits olfactifs sont envoyés à votre domicile).
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